Accès direct au contenu

Accessibilité | Plan du site

Maison des Sciences de l'Homme
Ange-Guépin


Accueil > Recherche > Doctorants > Soutenances de thèses

La cause de l'activité. Actions collectives face au risque de fermeture d'usines filiales de multinationales

10 décembre 2018

à 14 heures
-> ATTENTION : le lieu de la soutenance est modifié :
Faculté des sciences pharmaceutiques Nantes

Thèse soutenue par Matéo SORIN, laboratoire CENS, Centre nantais de sociologie, université de Nantes

  
Cette thèse a été préparée sous la direction de M. Sylvain Maresca, Professeur à l'université de Nantes.

Les membres du jury :

  • Mme Sophie Béroud, Professeure des universités, Université Lumière Lyon 2, Triangle (rapporteure)
  • Mme Anne Bory, Maître de conférences, Université de Lille 1, Clersé (examinatrice)
  • M. Pascal Depoorter, Maître de conférences, Université Picardie Jules-Verne, CURAPP-ESS (examinateur)
  • M. Cédric Lomba, Directeur de recherches CNRS, Cresspa-CSU (rapporteur)
  • M. Sylvain Maresca, Professeur des universités, Université de Nantes, CENS (directeur)
  • M. Philippe Masson, Maître de conférences, Université de Nantes (co-encadrant)


Résumé


Face à un risque d'arrêt de l'activité d'un site industriel, comment émergent les actions collectives menées localement ? À partir d'une enquête auprès de six filiales de multinationales, cette thèse met en évidence l'étendue de la palette d'actions utilisée (de la séquestration à la création d'entreprise, en passant par l'affrontement judiciaire) et le rôle central d'acteurs non syndicaux (cadres, clients, élus locaux, avocats). L'articulation des effets du temps long (parcours des individus, histoire locale, transformation de l'entreprise) et des effets du contexte de crise permet de comprendre les alliances et conflits autour des stratégies d'action déployées.
Les salariés produisent collectivement des récits analytiques de la chaîne causale qui imputent la responsabilité de la crise à leur employeur, construisant ainsi un ennemi commun (chapitre 1). La conversion de l'ennemi en adversaire dessine les contours d'un répertoire d'actions collectives local, comme le montre le cas d'une séquestration de dirigeant (chapitre 2). L'affrontement s'opère également au sein des instances représentatives du personnel et devant l'institution judiciaire (chapitre 3), mais aussi en dehors des cadres institués, avec le maniement du blocage de flux et de l'arme de l'image (chapitre 4). Le maintien de l'activité productive pendant la crise (chapitre 5) et la recherche de solutions de reprise de l'usine (chapitre 6) montrent l'existence d'actions collectives sans adversaire. Elles sont portées par des individus qui défendent en premier lieu la cause de l'activité. Pendant la crise, les acteurs locaux désignent l'ennemi, affrontent l'adversaire et se battent pour l'activité.

Mots-clés : action collective ; restructurations industrielles ; ancrage local ; syndicalisme ; multinationales ; alliances ; conflits ; mouvements sociaux



Type :
Soutenance de thèse
Lieu(x) :
Salle 52
9, rue Bias - Nantes.

-Transports en commun :
     Tramway lignes 1, 2 ou 3 - arrêt Commerce (500 mètres)

-Parkings à proximité: Gloriette, Petit Hollande et CHU

mis à jour le : 07/12/2018


Documents à télécharger

haut de la page imprimer

Fil RSS des 10 dernières actualités | Contact