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Maison des Sciences de l'Homme
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Opération de recherche

Patrimoine, héritage et inégalités

2013-2016

Puce bordeaux  Coordinateurs
 
Luc Arrondel, directeur de recherche CNRS, laboratoire Paris-Jourdan Sciences Economiques -PSE- et Cyril Grange, chargé de recherche CNRS, Centre Roland Mousnier.


Puce bordeaux 
Objectifs

Selon les derniers chiffres de l'Insee, l'inégalité a augmenté entre 2004 et 2010 : le patrimoine moyen détenu par les 10% les plus riches est par exemple 35 fois plus élevé que celui détenu par la moitié de la population la plus pauvre. Ce rapport était de 32 en 2004.
Cette recrudescence des inégalités de richesse est plutôt un phénomène nouveau puisque les études historiques (Piketty et al. 2006) montrent que la part du patrimoine des très riches (les 1%) n'avait cessé de baisser tout au long du XXème siècle : 55% à la veille de la guerre de 14-18, 30% au lendemain de la seconde guerre mondiale, autour de 20% à la veille de l'an 2000. Par ailleurs, il semble que la part des héritages dans la constitution des patrimoines se soit accrue ces dernières années (après avoir baissé après la première guerre mondiale).

De fait, sans qu'il s'agisse vraiment d'un retour à la France balzacienne, notre société accorde de plus en plus de poids au patrimoine, à l'héritage et à la rente. Depuis les années 70-80, le flux annuel des transmissions patrimoniales (aides, donations, héritages) croît plus vite que l'économie : en % du PIB (produit intérieur brut), il a presque doublé pour atteindre au moins 10 % aujourd'hui. Parallèlement, le rapport agrégé du patrimoine au revenu des ménages a augmenté pour atteindre une valeur de 6, en raison notamment de la bulle immobilière. Bref, la fortune provient davantage de l'héritage ou de la chance (plus-values immobilières) que du travail et de l'effort personnel d'épargne, elle serait de plus en plus « imméritée ».

Notre projet s'inscrit dans cette littérature récente sur les « riches ». Il s'agit d'un travail principalement empirique d'exploitation et de constitution de données d'enquêtes. Des réflexions théoriques ne seront bien évidemment pas absentes de nos travaux, notamment pour éclairer et guider nos traitements quantitatifs.

L'originalité de notre travail est double. Il résidera tout d'abord dans le fait que nous privilégierons la nature individuelle, microéconomique, des informations disponibles ou à collecter. Pour ce faire, nous utiliserons les données des enquêtes « patrimoine » de l'Insee, en particulier la plus récente de 2010 qui donne une bonne description de la fortune des plus aisés (le centile supérieur). Le second apport de notre projet réside dans la construction d'une base de données historique (XIX-XXème siècle) de riches familles afin d'étudier la constitution et le devenir des grosses fortunes sur le long terme.


Puce bordeaux 
Partenaires
  • PSE-ENS,
  • Centre Roland Mousnier, CNRS UMR 8596,

mis à jour le : 02/04/2013


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