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Maison des Sciences de l'Homme
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Évènements et valorisation

La fabrique de la mémoire : entre art et histoire - FAMAH

2014 - 2016

Cycle de manifestations scientifiques rassemblant les chercheurs de l'UNAM dans l'objectif de confronter leurs sujets de recherche et les outils méthodologiques utilisés. Ce cycle a reçu l'habilitation du Conseil scientifique de la MSH et le soutien financier du CPER.

Puce bordeaux  Coordinateurs

Renaud Bouchet, maître de conférences en histoire à l'université du Maine, membre du CERHIO,
Hélène Lecossois, maître de conférences en études anglophones à l'université du Maine, membre du 3L.AM,
Delphine Letort, maître de conférences en études anglophones à l'université du Maine, membre du 3L.AM,
Stéphane Tison, maître de conférences en histoire à l'université du Maine, membre du CERHIO.

Puce bordeaux  Membres

  • Jane Bayly, maître de Conférences - Civilisation américaine. Photographie documentaire, photo-journalisme. Université de Nantes, Laboratoire CRINI
  • Laurence Becel, maître de conférences à l'université du Maine, 3L.AM
  • Dorothéa Bohnekamp, maître de conférences en Etudes germaniques à l'université de Paris 3, CEREG
  • Ozvan Bottois, doctorant en Histoire de l'art à l'université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, CREC
  • Adeline Busson, doctorante en Allemand à l'université du Maine
  • Valérie Cavallo, docteur en esthétique, sciences et technologies des arts, chercheur associé du laboratoire E 4010 Art des images et art contemporain, Université Paris 8 (UFR Arts, Philosophie, Esthétique)
  • Fernando Copello, professeur d'Etudes hispaniques à l'université du Maine, 3L.AM
  • Pierre-Alain De Bois, doctorant en Etudes hispaniques à l'université d'Angers, 3L.AM
  • Eliane Elmaleh, professeur d'Etudes anglophones à l'université du Maine, 3L.AM
  • Erich Fisbach, professeur d'Etudes hispaniques à l'université d'Angers, 3L.AM
  • Anne-Laure Fortin-Tournès, professeur d'Etudes anglophones à l'université du Maine, 3L.AM
  • Fanny Gillet-Ouhenia, doctorante en Anthropologie sociale et culturelle à l'EHESS, IMAF
  • William Gleeson, maître de conférences en Etudes anglophones à l'université du Maine, 3L.AM
  • Renée Gosson, Associate Professor of French and Francophone Studies /Bucknell University
  • Hélène Goujat, maître de conférences en Etudes hispaniques à l'université d'Angers, 3L.AM
  • Elise Julien, maître de conférences en histoire, IRHS CNRS/Lille 3, IEP de Lille
  • Charles Joseph, ATER en Etudes anglophones à l'université d'Angers, 3L.AM
  • Miléna Kartowski, doctorante en Anthropologie à l'université d'Aix-Marseille, IDEMEC
  • Férial Khellaf, doctorant en Etudes anglophones à l'université du Maine, 3L.AM
  • Martine Lani-Bayle, professeur de Sciences de l'éducation à l'université de Nantes, CREN
  • Franck Laurent, professeur de Lettres modernes à l'université du Maine, 3L.AM
  • Yann Lagadec, maître de conférences en histoire à l'université de Rennes 2, CERHIO
  • Benaouda Lebdai, professeur d'Etudes anglophones à l'université du Maine, 3L.AM
  • Jean-François Lecaillon, docteur en histoire
  • Isabelle Le Corff, maître de conférences en Etudes anglophones à l'université de Bretagne Occidentale, HCTI
  • Xavier Lemoine, maître de conférences en Etudes anglophones à l'université Paris Est - Marne la Vallée, IMAGER
  • Georges Letissier, professeur d'Etudes anglophones à l'université de Nantes, CRINI
  • Philippe Mainterot, docteur en Archéologie à l'université de Nantes, CRHIA
  • Diana Maloyan, PRAG- doctorante en Etudes anglophones à l'université de Nantes
  • Alain Messaoudi, maître de conférences en Histoire à l'université de Nantes
  • Marie Mianowski, maître de conférences en Etudes anglophones à l'université de Nantes, CRINI
  • Monica Michlin, maître de conférences en Etudes anglophones à l'université de Paris 4, VALE
  • Brigitte Ouvry-Vial, professeur de Lettres modernes à l'université du Maine, 3L.AM
  • Valeria Pansini, maître de conférences en Etudes italiennes à l'université de Rennes 2, CERHIO
  • Sylvie Servoise, maître de conférences en Lettres modernes à l'université du Maine, 3L.AM
  • Benjamin Stora, professeur d'histoire à l'université de Villetaneuse, CRESC
  • Rita Soussignan, professeur d'histoire à l'université  du Maine, CReAAH
  • Mado Spyropoulou, doctorante Paris 3, Sorbonne-Nouvelle, laboratoire CERLIS
  • Ulrike Stroeder, maître de conférences en Etudes germaniques à l'université de Rennes 2, ERIMITGREGS
  • Taina Tuhkunen, professeur d'Etudes anglophones à l'université d'Angers, CRILA
  • Françoise Vergès, Études postcoloniales, Théorie politique, Goldsmiths College (Londres) et Collège d'études mondiales (Paris)

Puce bordeaux  Objectifs

Les travaux des chercheurs associés à ce projet s'intéressent tous à la construction de la mémoire, mais leurs recherches portent sur des objets distincts (archives, arts, théâtres, cinéma, etc.) produits dans des contextes culturels différents (France, Irlande, Espagne, Etats-Unis, etc.).
Les travaux menés dans le cadre du projet distingueront les oeuvres artistiques des pratiques commémoratives, pour interroger les discours mémoriels véhiculés non seulement par les arts, mais également par les institutions (ex : musées, célébrations publiques) ou par les travaux académiques (historiens).
Les événements historiques font l'objet d'appropriations et de réappropriations, qui témoignent de l'évolution des rapports sociaux ou politiques. Notre travail envisagera les enjeux culturels, politiques et sociaux, des processus mémoriels en tant que sources de conflits et d'échanges, de résistance et d'opposition, de négociation, de conciliation et de réconciliation.

3 axes complémentaires sont ainsi proposés :

1. Les représentations de la guerre :
Les guerres feront l'objet d'un traitement spécifique dans notre projet dans la mesure où elles cristallisent des tensions idéologiques spécifiques. Si les commémorations institutionnelles favorisent l'adhésion au discours patriotique, les arts s'enrichissent des artefacts (archives, témoignages, photographies) qui donnent à voir les souvenirs et les traumatismes des conflits. La guerre peut également fournir à l'artiste le sujet, la matière ou la technique d'une représentation esthétique, dont on interrogera les conventions pour mieux saisir les fantasmes ou les projections inspirés par un conflit. Notre champ d'étude pourra inclure les expériences artistiques optant pour d'autres formes de témoignage, et notamment pour la restitution des aspects « civils » de la guerre, comme les « loisirs » du soldat - jeux, musique et théâtre aux armées, prostitution, pratiques photographiques, etc.

2. Mémoires vernaculaires :
Cet axe du projet se propose d'interroger les conditions d'émergence et de transmission de phénomènes mémoriels en dehors des cadres pratiques et lieux de commémoration institutionnels. Il s'intéressera aux formes alternatives de mémorialisation, aux pratiques mémorielles souvent non documentées et aux rapports qu'elles entretiennent avec l'archive, que Derrida nous invite à penser comme un lieu d'autorité et d'appropriation violente. Comment les arts, visuels et vivants en particulier, s'emparent-ils de ces mémoires vernaculaires nécessairement multiples et souvent perçues comme subalternes et en quoi contribuent-ils à leur persistance et à leur transmission ? En quoi des pratiques artistiques, par essence aussi évanescentes que la performance ou le théâtre, participent-elles à la conservation et à la transmission de certaines mémoires non consignées par écrit ? Constituent-elles potentiellement une alternative à l'archive ? Les arts de la musique et de l'image peuvent véhiculer une contre-histoire qui révèle la distance entre mémoires vernaculaires et mémoire institutionnelle, traces d'une interprétation idéologique du passé dont on évaluera l'influence sur les discours mémoriels.

3. Effacement et rémanences de la mémoire :
Si le temps de l'élaboration mémorielle a suscité de nombreux travaux, notamment pour les mémoires officielles, la question de la disparition, de l'effacement progressif d'une mémoire constitue un angle d'approche peu étudié par les historiens. Cet axe interrogera le rôle que peuvent jouer les pratiques artistiques dans l'effacement de la mémoire ou au contraire dans ses rémanences, ainsi que le pouvoir des institutions à préserver ou non cette mémoire. A quel moment peut-on considérer qu'une société a oublié une expérience collective majeure ? La question de l'oubli alimente des craintes, qui conduisent à l'effort de mémoire dont Pierre Nora a souligné le souci archivistique. Entre mémoire collective et mémoires individuelles se creuse parfois un écart qui atteste l'effacement des traces d'une Histoire. Nous souhaitons engager la réflexion sur cet espace de l'entre-deux, où se dessinent des conflits de mémoire.


mis à jour le : 11/07/2016


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